samedi 18 juin 2011

Nice



On peut visiter Nice, la plus russe des villes françaises à la Russe. En se rendant de l’un à l’autre des lieux de cette présence russe qui remonte au temps des tsars. Et vodka à gogo !

Rue Nicolas II, la splendide cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas dont la propriété fait actuellement l’objet d’un litige entre une association cultuelle locale et la Fédération de Russie. Un procès devant les tribunaux français est en cours.

23 rue Gounod, L’Hôtel Oasis où séjourna Lénine et où Tchekhov mit une dernière main aux « Trois sœurs ».

37 Promenade des Anglais, L’Hôtel Negresco où vécut quelques mois Nabokov.

La faculté des sciences Nice-Valrose où l’ancien propriétaire des lieux, le baron russe Paul Georgevitch Von Derwies, avait fait construire autour de 1880 une isba en rondins acheminée en pièces détachées depuis Odessa. Elle est toujours en place et est considérée comme la seule isba russe en France.

Le cimetière de la Caucade où reposent de nombreux exilés russes. René Gosciny y a aussi été enterré avant d’être déplacé vers un autre cimetière de Nice, celui du  Château (comme quoi le dernier voyage…)

Le port où s’amarrent les yachts des oligarques.

L’ancienne gare du Sud des Chemins de Fer de Provence, bâtie avec la verrière récupérée sur le pavillon russe de l’expo universelle de 1889.

La gare SNCF de Nice d’où repart depuis quelques mois le train de luxe Nice-Moscou.

Mais si vous voulez en savoir plus sur la Russie à Nice il faut commencer par aller à l’Isba, 1 rue Bottero. C’est un petit complexe commercial constitué par un magasin d’artisanat russe, une épicerie fine russe, un sauna russe (avec  billard )  et un restaurant, « le Transsibérien », qui propose bortsch, okrochka, caviar,  goloubtsi et pirojok. Patrick Calvin tient ce haut lieu de la Russie niçoise depuis 35 ans. Il avait commencé par y ouvrir un restaurant  qui proposait des spécialités du Sud-Ouest de la France mais aussi, son pêché mignon, des poissons séchés ou fumés : saumon, flétan, anguille. Des spécialités dont les Russes blancs de la ville étaient friands et ils devinrent ses meilleurs clients. Du coup il s’intéressa lui aussi à la Russie, y fit  de nombreux voyages et finit par embaucher un cuisinier russe.

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