dimanche 28 août 2011

Royan



Royan est une ville de sable. Tout le centre, détruit par erreur par les Alliés en 1945,  a été reconstruit dans les années 50 dans l’idée d’en faire un laboratoire d’urbanisme expérimental. Les architectes s’en sont donné à cœur joie repoussant les limites du modernisme et offrant à la prestigieuse station de bains de mer des villas, immeubles et monuments dignes de Brasilia. Mais tout a été construit trop vite avec un ciment armé de mauvaise qualité dissimulé sous des couches de peinture blanche. Et aujourd’hui l’ensemble est un peu décati, s’effrite, se fissure, les fers à béton saillent. 

Royan est aussi à l’origine d’une autre architecture éphémère : celle du circuit géant du Mondial de Billes. Cette compétition itinérante rassemble chaque année des milliers d’adultes qui, sérieux comme des papes, tentent de propulser le plus efficacement possible, par  une série de chiquenaudes, une bille en terre cuite sur une piste en sable élaborée par une dizaine de designers. 

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